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Interview Lalaihaitou de.... 2) François Corbier pendant les années 60-70
François Corbier (2)
Version imprimable  Version imprimable Par : Lestat (Aiolos), le dimanche 28 septembre 2003.

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2) François Corbier pendant les années 60-70


-  Tu as débuté ta carrière de chanteur comme beaucoup d’artistes par les cabarets. Quels souvenirs gardes-tu de tes débuts ?

J’ai commencé à écrire des chansons avec mon frère Jean-Pierre. Nous avions monté un numéro de duettiste. Gouate et Mallat... Ainsi qu’on l’aura deviné, ce ne fut pas le triomphe espèré...mais cela nous permit de faire nos début dans les petites boites de la Rive Gauche parisienne avec des gens pour lesquels mon admiration n’a pas connu de cesse : Barbara, Bobby Lapointe, Les Freres Ennemis, plus tard, Henri Tachan, Serge Lama pour ne citer que les stars.

-  Tu as eu l’immense chance de rencontre G. Brassens. Peux tu nous raconter comment s’est passé cette rencontre, ce que tu as ressenti et ce que tu gardes de lui encore aujourd’hui ?

J’avais 16/17 ans lorsque prenant mon courage à deux mains, je suis allé chanter à Brassens - dans les coulisses du grand music hall de la rive gauche : Bobino - mes quatre ou cinq malheureuses chansons qu’il a eu la gentillesse d’écouter. Mieux que cela, comme ma guitare était terriblement fausse, il m’a prèté la sienne... Non seulement il m’écouta avec bienveillance, mais il ma fit un mot (sur une de ses cartes postales) pour son directeur artitisque chez Philips : Claude Dejaques. Je pense encore aujourd’hui avoir ce jour là tutoyé le bonheur.

-  Tu nous parles dans ta biographie du Mouvement "Bichbochien" et des "chansons flashs" peux tu nous en dire + sur ces créations ?

Est-il possible de les découvrir aujourd’hui ?

Le Mouvement Bichebochien qui n’existe que pour le plaisir de raconter des aneries sur scène, n’a jamais dépassé le stade du canular. Il s’agissait en fait d’un sketche un peu intello, basé sur la culture poètique. Le Mouvement bichebochien se voulait totalement démocratique, ouvert à tous et surtout aux analphabètes. Tous le monde peut écrire un poème Bichebochien. Pour cela il suffit de choisir un mot. De changer une consonne ou une voyelle de ce mot. Recommencer l’opération afin d’obtenir plusieurs mots. Puis d’assembler tous ces mots pour en faire une oeuvre pseudo-poètique. Exemple : Une biche. (J’ote le " i ". Je le remplace par un O, puis par U, puis par A et par E. Je change ensuite une consonne. De bIche, j’ai fait bAche, j’en fait Mache...) et voici le poème qui donne naissance au Mouvement et lui offre son nom : Une biche et un boche sous une bache bêchent et mâchent une buche. C’est Noel ! Cette oeuvre totalement idiote provoque en général chez l’auditeur ou le lecteur, un état proche de la stupeur. Il peut quelquefois - rarement - déclencher l’hilarité. Jamais il ne porte aux larmes. C’est une chance. Les chansons flashes consiste à écrire une chanson en quatre vers. Trois pour la situation, le quatrième pour la chute. Le procèdé n’est pas nouveau. Déja Franc Nohain, ami d’Alphonse Allais, et Allais lui-mème pratiquaient ce genre d’exercice. Ils appelaient alors cela des Fables Expresses. Le chanson flash se différencie de la fable par la musique. Les pères fondateur de la chanson flash sont -outre moi-mème- Raymond Devos et Claude Serat (le papa du célèbre compositeur de musique de film) Exemple de chanson flash : Si les profs des écoles Sont pédophiles mon bébé C’est pour que le monopole Ne reste pas chez les curés.

-  Tu as également eu la chance de bruler les planches en tant que comédien. Quels souvenirs en gardes tu ? Ressentais tu les mêmes sensations que pendant tes activités de chansonnier ou était ce totalement différent ? Existe-t-il des enregistrements vidéo de tes performences d’acteur ?

J’ai très peu joué la comédie sur scène. Je le regrette. C’est chaque fois une éxpérience formidable et de riches souvenirs . Le travail de comédien en troupe est totalement différent de celui de chansonnier. Les sensations en sont aussi très éloignées. ëtre seul en scène, c’est un trac colossal assuré. La peur de se viander grave. Quand on est plusieurs sur scène, on a toujours le recours de se dire qu’en cas de problème, les autres comédiens sont là pour rattraper la cagade. Enfin, c’est comme ça que je vois les choses, et que je les ai ressenties. Il n’existe aucun documents sur ces courtes expériences

La suite 3) François Corbier pendant les années Dorothée 80-97

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